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LE 104E REGIMENT DE FANTASSINS (NOUVEAU-BRUNSWICK)

 

Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd'hui pour souligner un bicentenaire fort important.

Le 16 février 1813, le 104e Régiment de fantassins du Nouveau-Brunswick a entrepris une marche éprouvante lorsqu'il a quitté Fredericton pour se rendre à Kingston, en Ontario.

Le 16 février dernier, j'ai participé aux célébrations de la province en l'honneur du bicentenaire, à Fredericton. Ce mois-ci, la marche fera l'objet d'une reconstitution à différents endroits le long de l'itinéraire initial.

Nous avons regardé les participants à la reconstitution quitter le terrain de parade pour aller faire la guerre. Sous la neige et la pluie verglaçante, j'ai pu me faire une petite idée des épreuves endurées par ces hommes à cette dure époque.

L'histoire du 104e Régiment est à l'image de celle du Nouveau-Brunswick. Des hommes des quatre coins de la province ont été recrutés par le régiment. La milice acadienne s'est mobilisée pour défendre les postes que le 104e Régiment laissait derrière lui. Des guides des Premières nations ont guidé celui-ci au travers des étendues glacées et sauvages pour les mener à bon port.

Dans l'esprit des célébrations de l'histoire des Noirs ce mois-ci, permettez-moi de vous raconter l'histoire des « pionniers noirs » du 104e Régiment.

Le 104Régiment avait une unité composée uniquement de pionniers noirs dont il n'aurait pu se passer. Les pionniers en question étaient des charpentiers, des réparateurs et des constructeurs de routes et de ponts. Ils se sont acquittés de tâches difficiles et ont participé aux violentes batailles. Ils étaient fort respectés, et marchaient à la tête du défilé du 104e Régiment.

Ces hommes de fer savaient aussi bien manier la hache et la pelle que le mousquet ou la baïonnette.

L'hiver de 1813 était l'un des pires de mémoire d'homme. Ces hommes ont marché à des températures de 30 degrés sous zéro; ils se sont frayé un chemin dans des bancs de neige aussi hauts que les piquets des clôtures des hameaux qu'ils ont traversés.

 À coups de hache, les pionniers ouvraient des chemins jusqu'au cœur des étendues sauvages près de la frontière. Ils s'asseyaient autour de petits feux où ils faisaient cuire des morceaux de porc salé. Ils portaient des vestes élimées et des mocassins obtenus de commerçants des Premières nations. Ils dormaient dans des abris à toit ouvert faits de branches de pin et de neige.

Après avoir atteint le front, le 104Régiment a participé à un grand nombre des batailles mémorables qui ont marqué cette guerre. Ils étaient présents à Sackets Harbor, à Lundy's Lane, à Queenston Heights et à Beaver Dams.

Les grandes difficultés qu'ils ont dû à endurer étaient nombreuses, et, même s'ils étaient malades d'avoir marché, ils ont combattu et continué d'avancer.

Le 200e anniversaire de cette marche et de la guerre de 1812 offre aux Canadiens une occasion sans précédent de se sentir fiers de leur histoire et des héros qui ont défendu le pays en cette période de crise.

Malgré les obstacles, les Britanniques, les Acadiens, les Noirs et les membres des Premières nations ont réussi, en conjuguant leurs efforts, à repousser l'envahisseur américain et à défendre le pays.

Pas plus que nos militaires d'aujourd'hui, nous ne devons oublier les valeureux combattants du 104e Régiment.