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LE SERVICE FEMININ DE LA MARINE ROYALE CANADIENNE

 

Honorables sénateurs, j'ai passé le jour du Souvenir en compagnie de nos anciens combattants des légions de Port Elgin, de Sackville et de Cap-Tourmentin, au Nouveau-Brunswick.

Cette année, en plus de célébrer son quatre-vingtième anniversaire, la légion de Sackville fêtera aussi le 70eanniversaire de la création du Service féminin de la Marine royale du Canada. J'ai eu l'honneur de rencontrer l'une des survivantes de ce service, une WRENS.

Valda Fisher était une jeune adolescente au début de la guerre. Elle s'est enrôlée deux jours après avoir eu 18 ans. Les femmes comme Valda ont joué un rôle crucial dans l'effort de guerre du Canada.

Initialement, le quartier général de la Défense nationale avait demandé à l'armée, à la marine et à l'aviation de déterminer quelles fonctions les femmes pouvaient remplir dans les trois services. À l'époque, la marine croyait ne pouvoir employer des femmes qu'en tant que chauffeurs, et, qui plus est, seulement en nombre restreint. À la fin de la guerre, 7 000 Canadiennes avaient intégré les rangs des WRENS et faisaient 39 métiers différents, démontrant que la perception initiale était sans fondement.

Pendant la guerre, un vice-amiral, qui visitait des écoles en Ontario et au Québec, a observé ce qui suit :

Bon nombre de ces tâches ne sont pas glorieuses, mais elles sont essentielles au service. Elles doivent être faites, et bien faites. Sinon, le service en pâtira.

Les femmes comme Valda Fisher travaillaient dans l'ombre et s'acquittaient de tâches difficiles. Qu'importe ce qu'on leur demandait, les WRENS exécutaient la tâche avec brio, permettant à la marine d'envoyer ses soldats sur le front pendant la Seconde Guerre mondiale.

Elles couraient moins de risques, car elles n'étaient pas sur le front, mais elles n'étaient pas pour autant dans un environnement exempt de danger. Les femmes qui étaient en poste à Terre-Neuve ou en Grande Bretagne étaient exposées à la menace d'une attaque par des sous-marins allemands, surtout pendant la traversée de l'Atlantique et aux bombardements lorsqu'elles servaient en Angleterre.

 Le WRENS attirait des femmes de tous les horizons. Plusieurs d'entre elles occupaient auparavant un emploi civil bien rémunéré. Elles étaient motivées par la volonté d'en faire davantage et de contribuer à l'effort de guerre.

Il y a des héros de toutes sortes. Ce sont des gens ordinaires qui ont accompli des choses extraordinaires au nom de notre liberté, de notre démocratie et de la primauté du juste droit.

Nos militaires se mettent chaque jour en danger pour nous. Ne les oublions jamais.