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L'OLEODUC ENERGIE EST

Votre Honneur, honorables sénateurs, j'aimerais parler des répercussions de la catastrophe de Fort McMurray sur les Néo-Brunswickois.

Vendredi dernier, l'avion à destination du Nouveau-Brunswick était bondé et silencieux. J'étais pourtant habituée aux plaisanteries habituelles des gens des Maritimes qui retournent chez eux après avoir travaillé à Fort McMurray.

Cette fois-ci, l'ambiance était différente. Je pouvais sentir l'odeur de la fumée et voir le profond abattement des Néo-Brunswickois qui avaient tout perdu. La plupart de ces gens, dont une bonne part sont des jeunes, avaient ainsi accepté de quitter leur région, attirés qu'ils étaient par les emplois bien rémunérés et la possibilité d'offrir un avenir meilleur à leur famille.

En voyant ces Néo-Brunswickois qui ont tout perdu, je ne pouvais m'empêcher de penser à leur avenir incertain au Nouveau- Brunswick, dans une économie où les emplois se font rares.

C'est bien beau pour ceux qui rêvent de s'immerger dans une économie verte imaginaire, dans un lointain avenir, mais, malheureusement, nous devons faire face à la réalité, qui est que nos gens dépendent des emplois fournis par les secteurs des ressources naturelles.

Depuis des décennies, partout dans les Maritimes, des localités, dont un grand nombre comptent parmi les premières fondées au Canada, voient leur population diminuer en raison du déracinement de générations de jeunes.

Honorables sénateurs, il est temps de ramener les nôtres chez nous. Nous devons retirer nos lunettes roses et appuyer des projets, comme les pipelines, qui fourniront les emplois dont nous avons besoin au Nouveau-Brunswick et freineront l'exode de nos jeunes.

Selon TransCanada, le projet Énergie Est créerait plus de 15 000 emplois en tout, dont 2 300 au Nouveau-Brunswick. Le projet Énergie Est a déjà été endossé par le gouvernement du Nouveau- Brunswick.

Le premier ministre doit rapidement signifier son approbation quant à ce projet avant que ses bailleurs de fonds quittent le pays pour un marché plus accueillant.

Je dirais que l'aquaculture bénéficierait aussi énormément d'un coup de pouce du gouvernement fédéral. Notre industrie aquacole est un chef de file mondial de l'innovation et pourrait créer beaucoup d'emplois partout au pays. L'été dernier, le Comité sénatorial des pêches a laissé au gouvernement un rapport très détaillé en trois volumes contenant de l'information et des suggestions que le gouvernement pourrait suivre pour faire avancer les choses.

Il est clair que le Nouveau-Brunswick a besoin de plus d'investissements, de financement destiné aux infrastructures et de soutien pour les nombreuses jeunes entreprises issues des Maritimes.

Le premier ministre a la possibilité de faire preuve de leadership et je lui demande, je le supplie, d'agir vite pour éviter que nous perdions une autre génération de nos jeunes.