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LES SOINS PRODIGUES AUX ANCIENS COMBATTANTS

J'interviens aujourd'hui pour parler d'une question qui me tient à cœur. Au cours des dernières semaines, les médias ont publié un très grand nombre d'articles et de reportages sur le fait que de valeureux anciens combattants canadiens de la Seconde Guerre mondiale se sont vu refuser des soins dans des établissements pour anciens combattants situés dans le Canada atlantique.

Petter Blindheim, qui est âgé de 94 ans, est un marin décoré de la Marine royale norvégienne qui s'est installé en Nouvelle-Écosse après la guerre. Il a été félicité pour sa bravoure pendant son service. Il s'est précipité sur le point de son navire avant que celui-ci ne coule pour désactiver les grenades sous-marines afin que ses coéquipiers ne soient pas tués.

Il n'avait jamais vraiment réfléchi à ce qui adviendrait de lui une fois qu'il serait plus âgé. Il avait supposé que le gouvernement canadien s'occuperait de lui lorsqu'il aurait besoin d'aide.

Le système de soutien des anciens combattants et ceux de nos alliés prévoient le versement de prestations aux anciens combattants qui ont servi du côté des Alliés, et ce, peu importe où ils habitent.

Malheureusement, des fonctionnaires du ministère des Anciens Combattants ont laissé tomber M. Blindheim lorsque leur interprétation de certaines règles obscures l'ont privé d'un lit à l'Édifice commémoratif des anciens combattants Camp Hill, à Halifax.

Dans un autre cas, Frank Rusling, un ancien membre de la Marine royale britannique qui a travaillé pendant 30 ans comme agent du service de police du Canadien Pacifique, s'est heurté à un refus semblable.

Donald Osborne, un ancien combattant canadien des batailles en France et en Italie qui ont subi une blessure à la tête en raison de tirs ennemis, a lui aussi eu du mal à obtenir le soutien dont il a besoin.

Les réponses du ministère des Anciens Combattants ont été contradictoires. Les fonctionnaires du ministère ont d'abord affirmé que M. Blindheim est Norvégien et que, comme la Norvège s'était rendue, il ne pouvait pas obtenir de soins dans un hôpital pour anciens combattants du Canada. Appelés à fournir des explications, les fonctionnaires ont ensuite déclaré que la décision incombait aux provinces. Lorsque le premier ministre de la Nouvelle-Écosse a signalé que des places réservées aux anciens combattants étaient libres à Camp Hill, le ministère des Anciens Combattants a alors prétexté qu'il n'est pas toujours possible pour les anciens combattants d'obtenir des soins dans l'hôpital de leur choix.

Chers collègues, les anciens combattants se heurtent malheureusement à ce genre de problème depuis des années.

Ce ne sont pas seulement les anciens combattants qui ont servi dans la Seconde Guerre mondiale qui sont touchés. Au fil du temps, le ministère des Anciens Combattants s'est déchargé de ses responsabilités sur les systèmes de santé provinciaux en fermant des hôpitaux pour anciens combattants ou en en transférant la responsabilité de ces hôpitaux, ainsi qu'en appliquant des normes de plus en plus restrictives pour déterminer quels anciens combattants sont ou non admissibles à des soins.

 

Les anciens combattants, non seulement ceux qui ont servi à la Seconde guerre mondiale, mais tous ceux qui ont servi, méritent les normes les plus élevées en matière de service et de confort au moment où ils en ont besoin.

Il est temps qu'Anciens Combattants Canada s'organise et assume la responsabilité pour les gens qu'il a le mandat d'appuyer. Les anciens combattants méritent une norme universelle. Ils méritent aussi que soit honorée la promesse faite par le Canada après les horreurs de la Première Guerre mondiale de veiller à ce qu'aucun ancien combattant ne soit laissé pour compte.